Quel visage demain pour le Grand Paris ?

Quel visage demain pour le Grand Paris ?

23 septembre 2019 0 Par Makrem

En 2008 le Président, de la République, Nicolas Sarkozy, lance l’ambitieux projet du Grand Paris. L’objectif. Faire de Paris une “ville monde” ayant l’envergure nécessaire pour concurrencer les autres capitales européennes et internationales  sur la scène mondiale du XXIème siècle.  Pour ce faire, intégrer les départements circondant Paris dans un ensemble cohérent : le Grand Paris. Il s’agit néanmoins de distinguer celui de métropole institutionnelle qui comprend la gouvernance du territoire redéfini et les projets urbains visant à lui donner forme. Lesquels n’impliquent pas les seules institutions. Mais tous les acteurs. En effet, quid des citoyens résidents, actifs non résidents, étudiants, investisseurs, sociétés privées, associations, touristes, etc. qui devront cohabiter en toute harmonie ?

Grand Paris, “ville monde”.

McKinsey Global Institute a publié en 2011 un rapport d’analyse sur les perspectives d’évolution économique des “villes monde” d’ici 2025 destiné aux responsables des grandes sociétés internationales et aux décideurs politiques. Selon les projections faites par le cabinet d’études, la population des 600 principales villes à l’échelle mondiale va augmenter plus d’une fois et demi plus rapidement que la population de toute la planète.

 

 Le rôle des “villes monde” apparaît comme un facteur déterminant de croissance, déclare Jean-Marc Nicolle, en se basant sur trois postulats :

  • Elles drainent les talents du fait des moyens de formation qu’elles proposent.
  • Elles attirent les investissements – de l’étranger y compris – en fonction notamment de la qualité de leurs infrastructures et de l’importance des centres financiers.
  • Elles cristallisent les ressources d’une myriade de petites villes dans eurs alentours.

D’après la CCI d’Ile-de-France, le Grand Paris rapporterait chaque année plus de 60 milliards d’euros de recettes publiques d’ici 2030. Ce qui représenterait une contribution  de 140 milliards d’euros au produit intérieur brut français.

Néanmoins et contrairement à ce qu’on pourrait croire, dans les projections de McKinsey ce ne sont pas les mégalopoles qui seront les plus performantes mais plutôt les villes de taille moyenne. Ce qui à l’échelle mondiale correspond aux villes entre 150 000 et 10 millions d’habitants.  Démonstration faite par les projections du tableau, ci-dessous.

 

 

 

 

Car il faut également prendre en compte notamment les difficultés d’accès  des habitants à leurs lieux de travail. Les sites de production, qu’ils soient industriels ou dans le tertiaire se trouvant très souvent en milieu péri-urbains. D’où l’importance des investissements dans les infrastructures des Transports et d’une gestion de la mobilité efficace. Ce qui est bien plus difficile lorsque la densité des populations et/ou l’étalement urbain sont très importants.